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Séminaire Journalisme d'agence M. Mourad Zeggane

La Rédaction d’une Dépêche

 

La dépêche d’agence de presse : prototype du texte informatif

 

 

 

Séminaire « Journalisme d’Agence »

 

1ère Année Master  (Semestre 2)

Médias, Société et Culture

 

 

Mourad ZEGGANE

 

 

 

 

 

2019/2020

 

Plan

 

 

  1. Préambule
  2. Définition de la dépêche d’agence
  3. Rédaction d’une dépêche d’agence
  4. Découpage d’une dépêche d’agence
  5. Papiers Spéciaux
  6. La Présentation et L’expression
  7. Le Travail de DESK
  8. Exemple de dépêche : Le feuilleton Delanoë en douze dépêches AFP
  • Annexe : La Structure d’une dépêche AFP
  • Bibliographie

 

  1. Préambule

Le média des médias ou grossiste de l’information, l’agence de presse, joue un rôle fondamental dans la collecte, le traitement et le recoupement des informations (textes de toutes natures, illustrations, infographies, vidéos et sons) et leur diffusion moyennant un payement (abonnement) aux différents médias de l’information (quotidiens, magazines, radios, télévisions et médias numériques), des institutions (gouvernements, organisations publiques nationales ou internationales, ONG) ou des acteurs économiques (entreprises, organisations syndicales, institutions financières, organisations internationales)…

 

L’écriture d’agence conjugue une information exacte et une lecture facile et de plaisir. L’agence de presse transmet à ses abonnés et clients, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, des dépêches qui ne nécessitent que peu ou aucune correction.

 

2.Définition de la dépêched’agence

La dépêche est un texte informatif, rigoureux, qui rapporte des faits, des témoignages et des déclarations, ayant un rapport avec un évènement, élaboré et transmis aux usagers abonnés.

Une dépêche d’Agence doit être : Exacte, Impartiale, Rapide, Complète, Intéressante et Concise. Ces caractéristiques sont détaillées comme suit :

 

1.Exactitude

Toute information d’Agence doit obligatoirement comporter une source et doit être vérifiée, recoupée et corroborée. Celle-ci doit, le plus généralement, être spécifiée dès le premier paragraphe de la dépêche (le lead). Une source peut être identifiée ou non.

 

2.Impartialité

Elle requiert, lorsqu’on fait état d’un point de vue sujet à controverse, de faire paraître dès que possible, de préférence dans la même dépêche, les positions adverses. L’agence n’a pas à prendre position. Elle juxtapose les affirmations ou les opinions.

 

3.Rapidité

Il faut prendre conscience qu’une Agence à vocation mondiale a quelque part et à tout heure, un client qui « boucle » son édition ou termine son bulletin d’information à la radio ou à la télévision. Néanmoins, dans le doute, la sûreté prime et la rapidité doit être sacrifiée.

 

4.     Information complète

Si l’on ne peut tout dire sur un événement, il faut faire en sorte que ne subsiste aucune question majeure qui ne soit restée sans réponse.

La dépêche doit être un ensemble complet utilisable en soi et tel quel, qu’il s’agisse d’un flash en quelques mots ou d’une synthèse en plusieurs feuillets.

 

  1. Intérêt

Toute information n’a de valeur que si elle est reproduite et sa valeur est proportionnelle à l’impact qu’elle a sur les utilisateurs. La dimension de l’événement est commandée par son impact et sa proximité. Son intérêt découle de son caractère d’actualité (nouveauté).

  1. Concision

Quel que soit son volume, la dépêche doit apporter un maximum de renseignements vérifiés et sûrs dans un minimum de mots.

Ces exigences sont communes à toutes les agences de presse. Elles sont dictées par une considération très simple : une dépêche doit être traitée, traduite et diffusée aux quatre coins du monde, sans retard, ni difficulté, après qu’on ait ciblé le message.

 

 

3. Rédaction d’une dépêche d’agence

1.LeLead

Une dépêche obéit à des normes fixes et constantes.

  • Le Lead, d’une longueur de 2 à 3 lignes au maximum, doit former un tout, utilisable indépendamment du reste de la dépêche.
  • Elément essentiel de l’information, le lead constitue «l’attaque» d’une dépêche et qui résume l’essentiel de l’information, capte l’attention, donne envie de lire la suite.
  • Si l’on doit s’arrêter à la simple lecture du lead, on sera quand même informé. Le lead n’est pas une introduction, une présentation du problème ou une énumération du discours.
  • On dit souvent qu’un bon lead «est un peu la garantie d’une bonne dépêche».
  • Le lead est en définitive le maximum d’informations en un minimum de mots.
  • Le lead annonce l’essentiel du papier, suscite l’intérêt et résume les faits pour donner une idée assez complète de l’événement.

 

a.  Le Lead doit répondre à quatre questions fondamentales :

  • Qui ?
  • Quoi ?
  • Quand ?
  • Où ?

Autant que possible, il doit également répondre à deux questions complémentaires :

  • Pourquoi ?
  • Comment ?

Selon les cas, c’est l’une des réponses à ces questions qui est l’information principale.

 

b.Rédiger unLead

La meilleure façon est généralement la plus simple : sujet, verbe, complément (ou attribut). Parfois un lead accroche mieux en inversant l’ordre grammatical.

c.Lesrègles

  • Un lead ne doit pas être interrogatif . Par définition, les leads répondent à des questions ;
  • Un lead ne doit pas être négatif. La négation affaiblit l’expression et peut parfois donner une impression d’incertitude. Mais quand la négation constitue le fait principal (rarissime exception), on peut l’utiliser. Exemple : «Le principal témoin ne s’est pas présenté mardi devant la barre…».
  • Un lead ne doit pas commencer par une citation. Ce type de lead est malheureusement fréquent et utilisé par tous ceux qui cherchent la facilité. Il est conseillé de l’éviter ou de ne pas en abuser.
  • Un lead ne commence pas par une incidente. Se dit d’une proposition qui suspend une phrase pour y introduire un énoncé  accessoire.  Exemple : «Alors qu’il ne restait que quelque 50 mètres à la ligne d’arrivée, l’athlète Nourredine Morceli a trébuché...». On leadera plutôt : « L’athlète Nourredine Morceli a trébuché à quelques mètres de la ligne d’arrivée...».
  • Un lead ne commence pas par un participe. Exemple : «Répondant au Secrétaire Général du Syndicat (...), le président de la chambre des Représentants, M. XY, a souligné que...». On leadera plutôt: «Le président de la Chambre des Représentants, M. XY, a souligné en réponse au Secrétaire Général du Syndicat...».
  • Un lead ne commence pas par un article défini. L’utilisation de  l’article défini revient à dire en quelque sorte que l’événement est déjà connu. Exemple : « L’accident de circulation survenu jeudi matin à l’entrée de Blida a fait deux morts et six blessés dont deux dans un état jugé grave...». On leadera plutôt: «Un accident de circulation survenu jeudi matin à l’entrée de Blida a fait deux morts et six blessés dont deux dans un état jugé grave…».
  • Le lead préfère les verbes d’action aux verbes d’état. Les verbes d’action ont plus d’impact. Il ne faut pas abuser des formules passives qui peuvent conduire à des leads maladroits. A éviter, en particulier, les fameuses formules «Tel est le bilan», «Tel est le thème». Ces formules peuvent s’appliquer à toutes les situations et à tous les événements.

Exemples : «Vingt morts et 62 blessés, dont six dans un état grave, tel est le bilan d’une violente explosion jeudi en plein centre de Bogota, selon un premier bilan publié par la police». On leadera plutôt : «Une violente explosion s’est produite mardi matin en plein centre de Bogota

faisant, selon un premier bilan publié par la police, 20 morts et 62 blessés dont six dans un état grave».

 

2.LeSublead

Il est souvent difficile de contenir en trois lignes de lead tous les éléments qui devraient y figurer. Cela notamment lorsqu’il faut énumérer les fonctions des personnalités ou faire état de deux ou trois aspects distincts d’un événement. Dans ce cas on peut repousser au deuxième paragraphe (sublead) les éléments de précisions qui n’ont pas trouvé leur place dans le lead.

Par exemple : le lead répondra aux questions qui?, Quoi?, Quand?, Où? Et le Sublead aux questions comment? et Pourquoi?

Conclusion : même les agenciers les plus chevronnés sont amenés à changer le lead avant de faire parvenir leur dépêche. Le lead n’est pas la façon naturelle de relater un événement.

 

3.     Les paragraphes complémentaires

Chaque paragraphe de la dépêche doit nécessairement constituer un complément de ce qui l’a précédé. C’est une suite d’éléments emboîtés les uns dans les autres suivant les critères de la «Pyramide inversée» qui commandent de placer les éléments dans un ordre décroissant d’importance.

A l’exception des citations, des discours et documents, les paragraphes d’une dépêche d’agence de presse ne doivent pas dépasser en principe cinq à six lignes. Chaque paragraphe doit alors être coupé en deux phrases au moins.

 

4.LesSources

Toute dépêche d’Agence doit indiquer la ou les source(s) de l’information qu’elle apporte.

Ces sources doivent être aussi précises que possible. Les appréciations, les jugements de valeur, commentaires, doivent être sourcés au même titre que la relation d’un événement. Ces trois principes fondamentaux ne souffrent d’aucune exception.

Généralement une source extérieure peut être :

Directe ou Indirecte, Identifiée ou non-identifiée

  1. Source Directe

Celle à laquelle a eu accès l’Agence directement. C’est-à-dire, lorsque l’agencier a accès lui-même aux personnes qu’il cite, aux événements qu’il décrit ou aux documents qu’il exploite.

  1. Source Indirecte

Citée par l’Agence comme ayant rapporté l’événement.

c)SourceIdentifiée

Celle qui est nommément désignée par ses nom et titre lorsqu’il s’agit d’une personne, qui s’exprime on the record. Toute ambiguïté doit être levée en ce domaine.

 

d)Sourcenon-identifiée

Elle n’est désignée que par une périphrase conventionnelle. Les informations provenant de ces sources ne sont attribuables qu’à des entités anonymes et peuvent même être non attribuables.

 

L’utilisation de sources non identifiées met en cause la crédibilité de l’Agence et doit en conséquence obéir à des règles très strictes. C’est la raison pour laquelle elle doit obéir à des règles strictes :

  • Faire clairement apparaître leur caractère officiel (gouvernementale, autorisée, etc.) ou non officiel.
  • Répondre au souci de protéger cette source.

 

Du fait de leur position, certaines sources ne peuvent s’identifier totalement. Dans ces conditions, trois conventions sont courantes:

 

  • Première convention

Sources attribuables anonymement à une entité ou à l’un de ses représentants valables, sans désigner personnellement celui-ci.

Exemples :

  • De source autorisée…
  • De source officielle. Une source ne peut être qualifiée d’«autorisée» ou d’«officielle» que si elle est réellement responsable et habilitée à donner l’information traitée dans une dépêche.
  • Un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères…
  • Un porte-parole de la …

 

  • Deuxième convention

Sources totalement non-attribuables, c’est-à-dire on ne peut désigner ni le représentant, ni l’administration, ni l’institution à laquelle appartient ce représentant.

Exemples :

  • De source bien informée (généralement bien Informée)
  • De source digne de foi
  • Dans les milieux (diplomatiques, économiques, sportifs, etc.) sans les spécifier
  • Croit-on savoir
  • Les Observateurs, analystes, spécialistes, etc.

 

  • Troisième convention

Information ne pouvant être publiée sous aucune forme, qui est donnée au journaliste uniquement pour l’orienter dans une situation donnée et lui faciliter l’interprétation d’un événement (off the record). Dans ce cas, rien de ce qui est dit ou communiqué n’est publiable.

 

  • Rectifications

Les rectifications doivent être sourcées au même titre que les informations, de façon qu’il apparaisse sans équivoque que l’erreur rectifiée a été le fait, soit de l’Agence elle-même, soit de la source.

 

  • Revendications d’actes criminels

En général, la politique d’une Agence est de ne publier des revendications de ce genre que si elle a connaissance avec certitude d’éléments authentifiant sans doute possible ces revendications.

 

5.Lebackground

Le background est la valeur ajoutée apportée par le journaliste à son article. Les éléments de documentation ajoutés sont généralement recherchés dans l’actualité plus ou moins récente en relation avec le sujet. Ces éléments de background servent à :

  • Enrichir le papier par de courts rappels qui situent l’information dans son contexte ;
  • Permettre au lecteur de suivre l’enchaînement des événements ;
  • Parfois, certains rappels peuvent être plus lointains (des mois, voire des années) à condition qu’ils apportent réellement une valeur ajoutée.

 

6.Citations &Guillemets

La règle absolue est que l’on ne peut attribuer entre guillemets à une source que les paroles exactes que cette source a prononcées ou écrites.

Il n’y a aucune exception à cette règle.

  1. Citations abrégées

Si l’on raccourcit une citation pour n’en retenir que les éléments les plus significatifs, il faut :

  • Soit ouvrir et fermer les guillemets autant de fois que nécessaire, en ménageant des liaisons neutres (a poursuivi…, a ajouté…).
  • Soit, impérativement, indiquer par trois points de suspensions entre parenthèses (…) l’existence de passages tronqués, à l’intérieur du texte entre guillemets.
  1. Citations intégrales

Occasionnellement, il peut être nécessaire de donner le texte intégral de déclarations ou documents particulièrement importants. Ces citations intégrales seront introduites par un chapeau.

c.Ambiguïtés

Il faut éviter, dans les citations, toutes les ambiguïtés sur les personnes, les choses, etc., auxquelles ces citations se rapportent. Si nécessaire, il faut ajouter, hors citation ou entre parenthèses, les précisions nécessaires.

 

7.Structure d’unedépêche

La dépêche d’agence est rédigée selon une structure particulière dite rédaction « en pyramide inversée ».

 

  1. La pyramide inversée

Cette expression signifie que la dépêche d’agence commence par l’essentiel et va ensuite au moins important, en paragraphes successifs. Ceux-ci doivent pouvoir être retranchées, en commençant par la fin de la dépêche, sans que le fond même de l’information soit dénaturé.

 

 

 

LEAD

 

 

SUBLEAD

 

 

 

COMPLEMENTS

 

 

  1. Le paragraphe

Le paragraphe, qui constitue chacun des étages de la pyramide inversée, doit être lisible. S’il dépasse trois lignes, il doit être coupé en deux phrases au moins. Aucun paragraphe ne doit dépasser cinq ou six lignes. Une seule exception est acceptable : la citation de discours et documents, qui ne respectent pas nécessairement le calibrage d’une dépêche d’agence.

 

  1. Découpage d’une dépêche d’agence

La copie d’agence doit être découpée selon des règles précises qui sont dictées par l’évolution des techniques de diffusion.

a.Couvrir l’événement:

Un découpage et une présentation corrects sont absolument essentiels à la rapidité de traitement et de distribution de l’information.

 

C’est donc une erreur fondamentale, pour un agencier, que de s’imaginer qu’il a « gagné du temps » en adressant au siège de l’Agence des dépêches conçues à la hâte, mal découpées et à la présentation défectueuse.

a1. L’articulation / Le découpage

L’Agence utilise des consoles de visualisation dont la taille est importante et limite la longueur d’un feuillet. Un feuillet trop long oblige les desks à des manipulations superflues qui provoquent perte de temps, énervement et possibilités d’erreurs.

  • FLASH / SNAP (quelques mots)
  • ALERTE / BULLETIN (une phrase courte = un titre)
  • URGENT (de un paragraphe = lead)
  • DÉPÊCHE ORDINAIRE / LEAD (en un ou plusieurs feuillets) Découpage auquel peuvent correspondre les priorités 1, 2, 3 et 4.

ORDRE DE PRIORITE :

Code 1 : FLASH / SNAP (événement très important, annonce d’un fait exceptionnel) Code 2 : ALERTE / BULLETIN, souvent les premiers développements d’un Flash Code 3 : URGENT, peut signaler un ADDITIF important pour le client

Code 4 : DEPECHE ORDINAIRE / LEAD

 

Les trois éléments distincts de la ligne d’instructions sont présentés, sur une seule ligne et dans l’ordre suivant :

  • Une CLE (SLUG ou KEYWORD) un nombre limité de caractères. Renseigne sur les thèmes traités permettant le classement des dépêches sur une même information.
  • Un CHAMP D’INSTRUCTION (Version Field) qui indique la nature de la dépêche (papier prévu, additif, correction, annulation, note, lead, synthèse) et le numérotage des feuillets
  • Un CHAMP DE REFERENCE (Référence Field) qui, lors d’une annulation, d’une correction ou d’un complément, sert à indiquer le numéro de la dépêche à laquelle SE REFERE le nouvel envoi.

 

Exemple

 
 

 

 

a2. Le Flash / A Snap

  • Le flash est l’annonce en quelques mots d’un fait d’une importance exceptionnelle.
  • Il ne doit jamais dépasser une ligne, origine et source comprises.
  • C’est l’annonce en quelques mots d’un événement d’une importance telle qu’il est assuré de faire la manchette de tous les journaux, en tout cas dans une zone géographique donnée (ou sur un marché donné comme dans le cas de la nouvelle sportive).
  • Aucun flash ne doit rester sans développements immédiats.
  • Le flash est envoyé avec la priorité 1.

Exemple :

MAP 76 FLASH

Mandela est mort (Zuma)

 

a3. L’Alerte / Le Bulletin

  • L’alerte est utilisée pour une information de grande importance. Elle est utilisée :
    • Soit comme développement immédiat d’un flash
    • Soit comme première nouvelle pour des événements ne justifiant pas un flash, mais qui cependant doivent être annoncés de toute urgence.
  • Le Bulletin ne doit pas dépasser une ligne qui peut être utilisée comme un bandeau déroulant. Il doit obligatoirement comporter une source souvent mise entre parenthèses ex : (ministre)…

 

  • Un Bulletin est envoyé avec la priorité 2.

 

a4. L’Urgent

  • La mention « URGENT » s’applique à des informations qui doivent être transmises rapidement.
  • En règle générale, un Urgent commande la priorité 3.
  • Il existe deux sortes d’Urgents :
    1. L’urgent qui fait suite à une alerte.
    2. L’urgent qui constitue une première nouvelle et qui donne une information importante, mais ne justifiant pas une alerte.

 

a5. L’Additif

  • L’Additif peut venir en complément d’une première nouvelle urgente. Mais on gardera à l’esprit que cette procédure doit rester l’exception.
  • Dans la mesure du possible, le système de couverture additif doit être évité, sauf lorsqu’une heure limite est imminente ou qu’un événement important connait des rebondissements rapides.

 

 

a6. Le Lead (papier général)

  1. Le Lead peut venir à la suite d’une ou plusieurs dépêches ordinaires en priorité 4.
  2. Le Lead est un papier d’ensemble reprenant le dernier état d’un événement. Si le mot désigne aussi, comme on l’a vu, « l’attaque » d’une dépêche, aucune confusion n’est possible pour l’agencier.

On comprendra dès lors qu’en règle générale, un Lead ne peut pas présenter l’événement par un article défini (« l’accident d’avion qui… »), à moins qu’il ne s’agisse d’un événement mondialement connu et qui se poursuit jour après jour.

 

a7. Documentation Express

Les informations de rappel et de background telles que fiches techniques, encadres, biographies, chronologies et films des événements donnés sous forme de fiches, etc. sont un matériel qui doit être utilisable tel quel par les clients.

Toute documentation express doit donc obligatoirement comporter dans son

« attaque » un rappel de l’événement auquel cette documentation se rapporte.

 

a8. Continu (running)

Il s’agit de la couverture chronologique d’un événement au fur et à mesure qu’il se déroule, en une série de dépêches très courtes qui ont la même clé et le même titre, celui-ci suivi d’un numéro d’ordre.

a9. Principaux points

C’est en 400 mots maximum, le résumé, sujet par sujet et par ordre d’importance décroissante, des principaux thèmes abordés dans une conférence de presse, un discours, un document. On ne consacrera normalement qu’un paragraphe à chaque sujet.

 

a10. La fiche technique

C’est en un seul feuillet de 200 mots, le résumé très succinct d’un document, d’un éventail de décisions, des divers aspects d’un projet, etc. C’est aussi la description, toujours très succincte, d’un équipement technique, d’un type d’armement, voire d’un événement. La fiche technique est très utile, et bien reprise, avant une élection ou toute autre procédure un peu complexe. Le style est presque télégraphique.

a11. L’encadré

C’est un à-côté, une information complémentaire qui met en valeur un point particulier de l’événement. L’utilisateur doit pouvoir s’en passer. L’encadré ne porte donc pas sur des éléments essentiels, et l’élément accessoire qu’il apporte n’est pas obligatoirement repris dans les papiers d’ensemble (Leads et synthèses). Le volume de l’encadré va de 200 à 400 mots.

 

a12. Echos

Les ECHOS, comme les encadrés, portent sur l’accessoire, généralement sur des notations pittoresques et d’intérêt humain. Ils sont bien accueillis par la clientèle en marge des événements sportifs se déroulant sur une période prolongée (Jeux Olympiques, Coupe du Monde de Football, Tour de France,…).

a13. Les Réactions

Les réactions à un événement sont données séparément lorsqu’elles émanent de sources importantes (entités ou personnalités). Celles qui viennent de sources d’importances secondaires sont regroupées en feuillets sous une même clé et un même titre, ou de préférence mises de côté pour être incluses dans une synthèse des réactions. Cette synthèse reprendra évidemment l’essentiel des réactions importantes déjà diffusées séparément.

a14. Biographies, Bio-Portraits

La bio-express se limite normalement à un feuillet, et ne doit pas, en aucun cas, dépasser 400 mots. Elle est diffusée immédiatement après l’annonce de l’événement (élection d’une personnalité, prix Nobel, décès, etc.). Le lead de la bio-express doit obligatoirement être remanié ou complété de façon à rappeler l’événement et à  préciser d’emblée l’âge de la personnalité.

Le bio-portrait est un papier relativement long, qui va de 400 à 800 mots. Il combine les éléments proprement biographiques (dates, étapes de carrière) à une esquisse du caractère de la personnalité considérée, de son rôle, de son comportement, etc.

Concernant les personnalités d’importance mondiale, à la bio-express et au bio-portrait s’ajouteront un portrait rédigé dans un style magazine et qui peut être de l’ordre de  800 mots, ainsi que des témoignages de personnes (elles-mêmes de premier plan) qui ont connu cette personnalité.

a15. Films et Chronologies

  1. Le film d’un événement retrace, après une « attaque » (lead) qui résume cet événement et son dénouement, les rebondissements successifs qui l’ont marqué.
  2. La chronologie diffère du film sur deux points :
    • Elle considère une période prolongée, qui peut atteindre plusieurs années, et ne porte donc que sur des dates (non des heures)
    • Elle est d’une rédaction plus lapidaire que le film.

a16. Synthèse

La synthèse regroupe en un moment précis une sélection des informations diffusées antérieurement sur un même sujet.

La synthèse n’est donc pas autre chose qu’un Lead, c’est-à-dire un papier d’ensemble à une certaine heure fixée à l’avance. Cette heure doit se situer suffisamment avant le deadline (heure limite d’utilisation) des clients pour assurer un maximum de reproductions.

La synthèse est donc un papier prévu, qui aura été annoncé par les desks aux clients.

 

La seule différence pratique un nième Lead et une synthèse est que la synthèse est encore plus globale que le Lead.

 

 

a17. Le Papier Général

A la différence de la synthèse qui est le plus souvent thématique et ne prend en compte par exemple que les réactions, le papier général regroupe sur un sujet donné tous les thèmes qui ont donné lieu à des dépêches séparées (angle, reportages, réactions, etc.). C’est ce papier général que, pour la plupart, reprendront les journaux de la presse écrite du lendemain. Il doit être actualisé au fur et à mesure que se développe l’événement.

a18. La dépêche ordinaire

La dépêche ordinaire, qui contient en soi la relation d’un événement sans qu’il soit nécessaire de lui ajouter autre chose, constitue une grande partie du service quotidien d’une agence. Il n’y a guère, quotidiennement, que quelques événements majeurs qui nécessitent d’être couverts largement et selon la structure complète consistant en premières informations très rapides (exceptionnellement flash, plus souvent bulletins et urgents), puis papiers d’ensemble (leads successifs et synthèses), avec en complément tous les types d’informations de contexte et de documentation. De nombreux événements moins importants seront couverts en une dépêche unique d’un volume normal de 100 à 300 mots, sans autre addition.

 

b.Suivre un évènement etl’expliquer

La mission d’une agence est avant tout de couvrir l’événement, c’est-à-dire de relater les faits.

Chaque fois que nécessaire, cette relation se fait en une suite structurée de dépêches allant du flash ou du bulletin à la synthèse, avec parallèlement tous les matériels de rappel et de contexte appropriés.

Mais la couverture factuelle a un caractère immédiat, ponctuel. L’événement, en plus de sa dimension immédiate, a aussi un avant et un après.

b1. Avant l’évènement

Tout évènement important dont la date est connue d’avance doit être précédé, plus ou moins longtemps à l’avance, d’une ou plusieurs dépêches qui situent cet événement en le plaçant dans son cadre.

a)L’avant-papier

D’un volume de 400 à 600 mots, il est impérativement diffusé 48 à 36 heures avant l’évènement, de façon à pouvoir être utilisé par la presse écrite la veille de cet événement.

b)Le lever de rideau ou « papier-balai»

D’un volume de 400 mots environ, il est destiné à être publié par la presse écrite le jour même de l’événement et doit donc être diffusé la veille, avant le deadline des clients. On s’efforcera d’éviter, au moins dans le lead, l’emploi du futur.

 

c)Le papierd’ouverture

C’est une dépêche courte, d’un volume normal de 200 à 300 mots diffusée à l’ouverture des fils le jour même de l’événement, avant le deadline matinal des radios auxquelles ce papier d’ouverture est essentiellement destiné (il peut aussi être repris par la presse de l’après-midi).

L’évènement est mis en situation dans le lead, et on parle dans le corps du papier surtout de la journée qui s’amorce. L’emploi du futur doit également être évité dans la mesure du possible. On utilisera de préférence des expressions anticipant cet événement.

b2. Après l’évènement

La couverture d’un événement important ne doit pas être abandonnée brutalement. Une fois éveillé, l’intérêt du public persiste un certain temps. Dans une optique plus immédiate, deux catégories de papiers doivent suivre très vite l’événement : le bilan et le papier d’éclairage.

a)Lebilan

C’est un papier de 400 à 600 mots qui cherche à dégager la signification principale d’un événement qui s’est prolongé dans le temps, tout en rappelant dans ses grandes lignes en quoi cet événement a consisté.

b)Le papier d’éclairage (newanalysis)

Le papier d’éclairage n’est pas un commentaire. Le commentaire n’a pas sa place dans un service d’agence. Il est réservé à nos confrères des autres médias qui ont la liberté d’exprimer, sous leur signature et leur responsabilité, leurs opinions personnelles.

Le papier d’éclairage dégage la portée d’un évènement en le situant dans son cadre et dans une perspective.

 

 

 

 

 

a) Annulations

 

  1. Papiers Spéciaux

 

Les annulations peuvent provenir de l’auteur de la nouvelle, de son bureau, de son service et de la rédaction en chef, ou bien des desks si la nouvelle a déjà été diffusée.

Les règles suivantes s’appliquent donc à tous :

  1. L’annulation d’une information doit être une procédure exceptionnelle.
  2. Toute annulation doit être faite sous forme de note spéciale écrite.
  3. Toute annulation doit, le plus rapidement possible, comporter une explication et annoncer presque toujours une nouvelle version.
  4. Les formules d’annulation doivent fixes et permanentes.
  5. Les formules d’explication sont variées. Elles doivent rester succinctes.
  6. Les annulations données en bulletin comporteront, leurs lignes d’instructions.

 

 

  1. Corrections

 

  1. Version rectifiée après une annulation

Toute annulation doit conduire à la diffusion d’une nouvelle version de la dépêche annulée

ii.Ligned’instruction

Annulations, suspensions de diffusion, notes explicatives et nouvelles versions sont toutes données, avec, en ligne d’instructions, la même clé que l’information concernée

 

iii.Corrections sansannulation

Corrections remplaçant un passage erroné d’une dépêche sans qu’il y ait annulation ou suspension de diffusion.

c)     Rectifications de fond

Toute correction doit répéter la phrase rectifiée toute entière, ou le paragraphe tout entier s’il comporte plus d’une rectification.

Il est impératif que toute annulation ou correction soit présentée de la façon la plus directe et la plus claire possible.

 

  1. La Présentation et L’expression

La dépêche d’agence est destinée à être transmise par des moyens électroniques et doit donc répondre à des normes de présentation rigoureuses.

Les mots ne doivent jamais être coupés en fin de ligne. Un feuillet doit toujours se terminer sur une phrase complète.

La copie doit être ventilée en paragraphes qui, en règle générale, ne dépasseront pas cinq lignes et ne comprendront pas plus de trois phrases. On alternera autant que possible paragraphes longs et paragraphes courts.

 

Les règles habituelles de ponctuation doivent être observées. On veillera notamment à ce que l’emplacement des virgules corresponde au sens.

La transmission de chiffres comporte un risque constant d’erreurs. Il est donc toujours préférable qu’un correspondant les répète (120 rpt, 120 millions de tonnes …), ou bien écrire les nombres en lettres. On donnera e tout  cas, en toutes lettres, les nombres inférieurs  à dix (« six victimes » et non « 6 victimes »).

La longueur des feuillets (takes) est dictée par le matériel employé et par la vitesse de transmission.

 

i.Origine(Datelines)

Le lieu d’où est datée une dépêche est, normalement, celui où se trouve le correspondant.

Les noms de villes et de lieux géographiques doivent être utilisés dans leur forme d’origine, sauf ceux pour lesquels une tradition a été imposée par l’usage : Paris, 1er jan (AFP) –

ii.Letitrage

Le titre a pour objet d’individualiser une dépêche à l’intérieur d’un ensemble caractérisé par une même clé (slug). Il est donc, au fond, un simple complément de la clé, qu’il ne doit pas répéter, en règle générale. Mais, d’un autre côté, il vaut mieux que le titre soit un doublon de la clé plutôt que de voir déformer le contenu de la dépêche. Un titre ne devrait pas dépasser une demi-douzaine de mots.

 

iii.  Noms propres, titres, fonctions

Il est absolument inadmissible pour une agence de presse d’écrire de travers noms et prénoms. Cette règle est absolue et ne souffre d’aucune exception.

Voici les règles principales concernant les noms :

  • Le prénom est obligatoire la première fois qu’une personne est mentionnée (dans la suite de la dépêche, le seul nom de famille suffit). Il n’y a pas d’exception à cette règle.

o L’orthographe des noms est :

  • Soit celle adoptée dans le pays considéré, lorsqu’il utilise l’alphabet latin,
  • Soit, à partir d’un alphabet non latin, la transcription officiellement admise en caractères latins, ou bien à défaut, une transcription phonétique.

Lorsqu’il n’existe pas dans le pays concerné de transcription officielle des noms en caractères latins, on adopte une transcription phonétique.

o Certains titres honorifiques utilisés dans la diplomatie ou  sur  le plan            mondain ou religieux n’ont pas leur place dans une dépêche d’agence, notamment : Son Altesse, Son Eminence, Son Excellence, Sa Sainteté. On écrira : le Prince, le Cardinal XXX, M. ZZZ, ambassadeur de…, le Pape (le Saint-Père, le Souverain Pontife).

Cependant, le nom d’un évêque ou d’un archevêque sera précédé des lettres Mgr (Monseigneur).

Les mots Monsieur, Madame, Mademoiselle ne s’écrivent jamais en toutes lettres : M, Mme et Mlle suffisent.

iv.L’expression : le motjuste

La dépêche d’agence s’adresse à des millions d’utilisateurs de toutes opinions et de tous niveaux culturels. Elle doit donc être rédigée dans un langage impartial et clair. La clarté du langage, c’est l’emploi du mot juste et d’une grammaire correcte : il ne sert à rien de « savoir ce que l’on veut dire », si l’on est incapable de l’exprimer.

 

v.Laconcision

Une dépêche d’agence est un peu comme un croquis, comparé à la peinture à l’huile qu’est une longue enquête de magazine : il est totalement impossible de « tout dire » sur un événement, fut-il aussi banal qu’une chute de vélo, en 200 ou même 400 mots. La poursuite de l’objectivité requiert donc, dans le choix inévitable entre les éléments d’informations recueillis, que l’agencier conserve et transmette ceux des éléments qui, pris ensemble, donnent une image claire, mais non « fignolée » jusqu’aux moindres détails, de l’événement.

 

vi.Jours, heures, mesures,monnaies

  • Les jours : Il convient d’éviter l’emploi des mots « hier », « aujourd’hui »,

« demain », qui peuvent prêter à confusion en raison, d’une part, du décalage qu’il y aura entre l’heure de publication de la dépêche et celle où l’information sera livrée au lecteur, d’autre part, des différences entre pays. On doit donc remplacer ces mots par l’indication du jour où se produit l’événement qui fait l’objet de la dépêche.

  • Les heures : L’heure de base d’une agence mondiale est l’heure GMT (Greenwitch mean time ou heure Greenwich, point par lequel passe le méridien zéro). Il est indispensable de faire suivre dans une dépêche l’heure locale de l’heure correspondante en GMT.
  • Les mesures : Le système métrique étant le plus employé dans le monde, il convient toujours de fournir dans les informations d’agence l’équivalent métrique des mesures de distance, de surface ou de poids que l’on emploie dans les  systèmes anglais et américain.

vii.Sigles

La multiplication des sigles rend nécessaires leur traduction en clair dès leur première utilisation. Cette règle ne souffre que de très rares exceptions (organismes universellement connus comme l’ONU, ou pays importants comme la Russie).

 

viii.Abréviations

Sauf quelques abréviations très connues (km, cm, mm, km/h, etc.) elles ne seront utilisées qu’après avoir une première fois écrit en toutes lettres, dans le texte, le terme ensuite abrégé : écrire au moins une fois en toutes lettres…millions de barils par jour (MBJ), avant d’utiliser dans la suite de la dépêche MBJ.

 

7.Le Travail deDESK

i.       La fonction Desk

Le desk a pour charge principale d’assurer l’écoulement harmonieux de la copie distribuée aux clients. Ce rôle revêt trois aspects :

  1. Sélection des dépêches, choix des priorités et des volumes.
  2. Surveillance de la conformité aux normes, c’est-à-dire la relecture, la correction et, au besoin, la réécriture des dépêches.
  3. Contrôle du suivi de l’information.

 

ii.Sélection, priorité etvolumes

Le premier travail du desk consiste à faire en permanence un choix dans le flot disparate et volumineux de l’information. On ne peut pas tout couvrir et l’Agence ne peut, sur un marché donné, que proposer une sélection d’informations, la mieux adaptée possible à ce marché.

iii.  Relecture et réécriture (contrôle des normes)

La seconde tâche du desk est de s’assurer que la copie distribuée aux clients répond aux normes d’agence.

Cela consiste à s’assurer que :

  1. Toute information est sourcée correctement.
  2. Qu’elle comporte un lead et un sublead répondant aux questions qui, quoi, quand, où, pourquoi et comment.
  3. Qu’elle est claire.

iv.Traductions

Les traductions constituent un exercice particulier de réécriture. Là aussi, il faut respecter ce qu’a écrit le correspondant, ce qu’il a voulu dire, des indications de source. Il va de soi cependant qu’une traduction ne peut être faite mot à mot.

v.Leads etsynthèses

La rédaction des leads est elle aussi un exercice de réécriture. Qu’il s’agisse de confectionner au desk un synthèse reprenant de informations de nombreux papiers, ou simplement d’insérer dans un papier donné des éléments nouveaux d’information provenant d’une autre origine, il est indispensable de respecter ce qu’a dit le producteur sur le fond et les sources qu’il a citées.

 

vi.  Contrôle du suivi

Le service offert par un fil d’agence doit offrir pour chaque fait d’actualité un tout cohérent.

C’est au desk de veiller à la logique de ce que nous vendons. Et c’est sa troisième tâche, proprement liée à la fonction « validation ».

vii.Cibles

Aucun desk, même s’il ne distribue que dans un seul pays, ne sert une clientèle monolithique prête à absorber la même copie sur tous les sujets. Il est donc important, en dehors des dépêches d’intérêt général, de fournir à chaque marché un service répondant à ses besoins particuliers. Les informations répondant à ces besoins sont des

« nouvelles à cibles ». Elles sont d’une importance fondamentale pour la présence d’une agence sur tel ou tel marché.

 

8.      Exemple de dépêche : Le feuilleton Delanoë en douze dépêches AFP

Le dimanche 6 octobre 2002, en pleine nuit, Bertrand Delanoë, maire de Paris, reçoit  plusieurs coups de couteau dans l'abdomen dans les salons mêmes de l'Hôtel de Ville.

Voici une sélection des dépêches diffusées alors par le fil de l’AFP

 

 

 
  Zone de Texte: AFP<br />
06/10/02 - 03 h 03 priorité 2 Paris-mairie-agression<br />
URGENT M. Delanoë blessé à l'arme blanche dans les salons de l'Hôtel de Ville PARIS, 6 oct (AFP) — Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a été blessé par arme blanche dans les salons de l'Hôtel de Ville dans la nuit de samedi à dimanche, où se pressait un public nombreux dans le cadre de « Nuit blanche », a-t-on appris dans son entourage.<br />
cgd/dlm<br />

 

AFP

06/10/02 - 03 h 03 priorité 2 Paris-mairie-agression

URGENT M. Delanoë blessé à l'arme blanche dans les salons de l'Hôtel de Ville PARIS, 6 oct (AFP) — Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a été blessé par arme blanche dans les salons de l'Hôtel de Ville dans la nuit de samedi à dimanche, où se pressait un public nombreux dans le cadre de « Nuit blanche », a-t-on appris dans son entourage.

cgd/dlm

 

 

 

< >Première nouvelle sur l'événement : le fait brut. La dépêche est classée « urgent ». Les initiales, en fin d'article, sont celles des journalistes qui l'ont rédigée. A noter le coefficient d'importance attribué à cette information : « priorité 2 » sur une échelle de 4, la priorité 1 étant la plus importante. La source de l'information est précisée : l'entourage de la victime, vraisemblablement un proche du maire qui a téléphoné à l'agence.

Zone de Texte: 06/10/02-03 h 09 priorité 3 Paris-mairie-agression, LEAD<br />
M. Delanoë blessé à l'arme blanche dans les salons de l'Hôtel de Ville<br />
PARIS, 6 oct (AFP) — Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a été blessé par arme blanche dans les salons de l'Hôtel de Ville dans la nuit de samedi à dimanche, où se pressait un public nombreux dans le cadre de « Nuit blanche », a-t-on appris dans son entourage.<br />
Il était conscient et a été pris en charge par le SAMU. Il devait être transporté dans un hôpital non précisé. Il souffre d'une plaie dans la partie droite du ventre. On n'était pas en mesure de préciser la gravité de cette blessure qui lui a été infligée entre 2 h 00 et 2 h 35 par un individu.<br />
L'Hôtel de Ville où s'est déroulé l'attentat accueillait des centaines de visiteurs dans le cadre de « Nuit blanche », une opération culturelle qui s'est déroulée pour la première fois dans la capitale.<br />
cgd/dlm<br />

 

06/10/02-03 h 09 priorité 3 Paris-mairie-agression, LEAD

M. Delanoë blessé à l'arme blanche dans les salons de l'Hôtel de Ville

PARIS, 6 oct (AFP) — Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a été blessé par arme blanche dans les salons de l'Hôtel de Ville dans la nuit de samedi à dimanche, où se pressait un public nombreux dans le cadre de « Nuit blanche », a-t-on appris dans son entourage.

Il était conscient et a été pris en charge par le SAMU. Il devait être transporté dans un hôpital non précisé. Il souffre d'une plaie dans la partie droite du ventre. On n'était pas en mesure de préciser la gravité de cette blessure qui lui a été infligée entre 2 h 00 et 2 h 35 par un individu.

L'Hôtel de Ville où s'est déroulé l'attentat accueillait des centaines de visiteurs dans le cadre de « Nuit blanche », une opération culturelle qui s'est déroulée pour la première fois dans la capitale.

cgd/dlm

 

 

< >Six minutes plus tard, une autre dépêche parvient aux rédactions. Plus étoffée, elle ne se fonde encore pourtant que sur le témoignage de l'entourage du maire. La priorité est descendue d'un cran (3). Le terme « LEAD » désigne un papier d'ensemble, intervenant. Après une ou plusieurs dépêches factuelles, pour faire le point global le plus récent. Les journaux peuvent à la limite le publier tel quel.

 

 

06/10/02-03 h 28 priorité 3 Paris-mairie-agression, 2e LEAD

M. Delanoë blessé à l'arme blanche dans les salons de l'Hôtel de Ville

PARIS, 6 oct (AFP) — Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a été blessé par arme blanche dans les salons de l'Hôtel de Ville dans la nuit de samedi à dimanche mais n'a été atteint que superficiellement, ont indiqué plusieurs sources de son entourage.

M. Delanoë était conscient et a été pris en charge par les pompiers qui ont installé sur place une unité mobile hospitalière. Il devait être ensuite transporté dans un hôpital non précisé.

Il souffre d'une plaie dans la partie droite du ventre et sa vie n'est pas en danger, estimait-on à 3 h 10, peu après l'agression.

Alors que se pressait un public nombreux dans le cadre de l'opération « Nuit blanche », le maire se promenait tranquillement dans la salle des fêtes de la Mairie de Paris quand un individu s'est précipité sur lui et l'a agressé entre 2 h 00 et 2 h 35, indiquait-on à la mairie de Paris.

L'agresseur a été maîtrisé et emmené par la police. M. Delanoë a été soigné sur place dans un coin et les salons n'ont pas été évacués.

L'Hôtel de Ville où s'est déroulé l'attentat accueillait des centaines de visiteurs dans le cadre de « Nuit blanche », une opération culturelle qui s'est déroulée pour la première fois dans la capitale.

cgd/dlm/ei

Zone de Texte: 06/10/02-03 h 28 priorité 3 Paris-mairie-agression, 2e LEAD<br />
M. Delanoë blessé à l'arme blanche dans les salons de l'Hôtel de Ville<br />
PARIS, 6 oct (AFP) — Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a été blessé par arme blanche dans les salons de l'Hôtel de Ville dans la nuit de samedi à dimanche mais n'a été atteint que superficiellement, ont indiqué plusieurs sources de son entourage.<br />
M. Delanoë était conscient et a été pris en charge par les pompiers qui ont installé sur place une unité mobile hospitalière. Il devait être ensuite transporté dans un hôpital non précisé.<br />
Il souffre d'une plaie dans la partie droite du ventre et sa vie n'est pas en danger, estimait-on à 3 h 10, peu après l'agression.<br />
Alors que se pressait un public nombreux dans le cadre de l'opération « Nuit blanche », le maire se promenait tranquillement dans la salle des fêtes de la Mairie de Paris quand un individu s'est précipité sur lui et l'a agressé entre 2 h 00 et 2 h 35, indiquait-on à la mairie de Paris.<br />
L'agresseur a été maîtrisé et emmené par la police. M. Delanoë a été soigné sur place dans un coin et les salons n'ont pas été évacués.<br />
L'Hôtel de Ville où s'est déroulé l'attentat accueillait des centaines de visiteurs dans le cadre de « Nuit blanche », une opération culturelle qui s'est déroulée pour la première fois dans la capitale.<br />
cgd/dlm/ei<br />

 

 

  • Pour la première fois, on parle de l'agresseur.
 
  Zone de Texte: 06/10/02-04 h 05 priorité 2 Paris-mairie-agression<br />
URGENT La blessure de M. Delanoë est bénigne, indique-t-on à l'Hôtel de Ville PARIS, 6 oct (AFP) — La blessure du maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), qui a reçu un coup de couteau dans le ventre dans la nuit de samedi à dimanche dans les salons de l'Hôtel de Ville, est bénigne, a-t-on indiqué à la Mairie de Paris.<br />
chc-dlm/ei<br />

 

06/10/02-04 h 05 priorité 2 Paris-mairie-agression

URGENT La blessure de M. Delanoë est bénigne, indique-t-on à l'Hôtel de Ville PARIS, 6 oct (AFP) — La blessure du maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), qui a reçu un coup de couteau dans le ventre dans la nuit de samedi à dimanche dans les salons de l'Hôtel de Ville, est bénigne, a-t-on indiqué à la Mairie de Paris.

chc-dlm/ei

 

 

< >6e dépêche diffusée. La gravité de la blessure est évidemment, avec les mobiles de l'agression, l'une des questions prioritaires qui se posent aux lecteurs. D'où le relèvement de la priorité, passée à 2.

Zone de Texte: 06/10/02-05 h 29 priorité 2 Paris-mairie-agression<br />
URGENT L'agresseur du maire de Paris à la Brigade criminelle<br />
PARIS, 6 oct (AFP) — L'agresseur du maire de Paris, Bertrand Delanoë, un homme de 39 ans déjà connu des services de police, était interrogé dimanche peu avant 05 h 30, dans les locaux de la Brigade criminelle à Paris, a-t-on indiqué de source policière. mfo/cho/dlm<br />

 

06/10/02-05 h 29 priorité 2 Paris-mairie-agression

URGENT L'agresseur du maire de Paris à la Brigade criminelle

PARIS, 6 oct (AFP) — L'agresseur du maire de Paris, Bertrand Delanoë, un homme de 39 ans déjà connu des services de police, était interrogé dimanche peu avant 05 h 30, dans les locaux de la Brigade criminelle à Paris, a-t-on indiqué de source policière. mfo/cho/dlm

 

 

< >La 12e dépêche, deux heures vingt après la première dépêche, nous en apprend un peu plus sur l'agresseur (son âge).

Zone de Texte: 06/10/02-11 h 53 priorité 4 Paris-mairie-agression,<br />
« Pas d'inquiétude » sur la santé de Bertrand Delanoë, agressé à l'arme blanche (PAPIER GÉNÉRAL)<br />

 

06/10/02-11 h 53 priorité 4 Paris-mairie-agression,

« Pas d'inquiétude » sur la santé de Bertrand Delanoë, agressé à l'arme blanche (PAPIER GÉNÉRAL)

 

  • Dans ce texte, trop long pour être reproduit ici, on précise que l'état de santé de Bertrand Delanoë n'inspire pas d'inquiétude, et que, comme à son habitude, il n'avait pas de garde du corps.
 
  Zone de Texte: 06/10/02-13 h 06 priorité 4 Paris-mairie-agression<br />
Les principales personnalités agressées à l'arme blanche (ENCADRÉ)<br />
PARIS, 6 oct (AFP) — L'agression à l'arme blanche dont a été victime le maire de Paris Bertrand Delanoë dans la nuit de samedi à dimanche a connu des précédents.<br />
Voici les principales agressions à l'arme blanche commises contre des personnalités depuis une dizaine d'années :<br />
—	25 avril 1990 — ALLEMAGNE — Oskar Lafontaine, le candidat chancelier du parti social-démocrate (SPD), est grièvement blessé d'un coup de couteau au cou, lors d'un meeting électoral à Cologne (ouest). Sa convalescence durera plusieurs mois. L'auteur de l'attentat est une déséquilibrée, Adelheid Streidl. Cette Allemande de l'Ouest de 42 ans sera jugée irresponsable en novembre de la même année et internée dans un établissement psychiatrique.<br />
—	30 avril 1993 — ALLEMAGNE — Monica Seles, la joueuse de tennis américaine d'origine yougoslave, est blessée d'un coup de couteau dans le dos par un spectateur au cours du tournoi de Hambourg. La joueuse de 19 ans, numéro un du tennis mondial féminin, n'est que légèrement blessée. Mais, fortement choquée, elle ne reprendra le chemin des courts qu'en 1996. Son agresseur, Guenter Parche, un Allemand de 39 ans admirateur de Steffi Graf, la rivale allemande de Monica Seles, sera condamné à deux ans de prison avec sursis.<br />
—	2 mai 1997 — FRANCE — Philippe Douste-Blazy, ministre de la Culture et maire UDF-FD de Lourdes, est blessé d'un coup de couteau dans le dos par un déséquilibré, alors qu'il était en campagne électorale pour les législatives dans cette ville. Son agresseur, Adnan Cifti, un Albanais de 37 ans, était suivi sur le plan psychiatrique.<br />
Par ailleurs, l'agression à l'arme blanche la plus sanglante reste le meurtre de l'actrice américaine Sharon Tate le 9 août 1969. L'épouse du réalisateur Roman Polanski, enceinte de son premier enfant, ainsi que quatre autres personnes, ont été tuées dans la maison californienne de l'actrice par des adeptes de la secte satanique de Charles Manson.<br />
et/md/am<br />

 

06/10/02-13 h 06 priorité 4 Paris-mairie-agression

Les principales personnalités agressées à l'arme blanche (ENCADRÉ)

PARIS, 6 oct (AFP) — L'agression à l'arme blanche dont a été victime le maire de Paris Bertrand Delanoë dans la nuit de samedi à dimanche a connu des précédents.

Voici les principales agressions à l'arme blanche commises contre des personnalités depuis une dizaine d'années :

  • 25 avril 1990 — ALLEMAGNE — Oskar Lafontaine, le candidat chancelier du parti social-démocrate (SPD), est grièvement blessé d'un coup de couteau au cou, lors d'un meeting électoral à Cologne (ouest). Sa convalescence durera plusieurs mois. L'auteur de l'attentat est une déséquilibrée, Adelheid Streidl. Cette Allemande de l'Ouest de 42 ans sera jugée irresponsable en novembre de la même année et internée dans un établissement psychiatrique.
  • 30 avril 1993 — ALLEMAGNE — Monica Seles, la joueuse de tennis américaine d'origine yougoslave, est blessée d'un coup de couteau dans le dos par un spectateur au cours du tournoi de Hambourg. La joueuse de 19 ans, numéro un du tennis mondial féminin, n'est que légèrement blessée. Mais, fortement choquée, elle ne reprendra le chemin des courts qu'en 1996. Son agresseur, Guenter Parche, un Allemand de 39 ans admirateur de Steffi Graf, la rivale allemande de Monica Seles, sera condamné à deux ans de prison avec sursis.
  • 2 mai 1997 — FRANCE — Philippe Douste-Blazy, ministre de la Culture et maire UDF-FD de Lourdes, est blessé d'un coup de couteau dans le dos par un déséquilibré, alors qu'il était en campagne électorale pour les législatives dans cette ville. Son agresseur, Adnan Cifti, un Albanais de 37 ans, était suivi sur le plan psychiatrique.

Par ailleurs, l'agression à l'arme blanche la plus sanglante reste le meurtre de l'actrice américaine Sharon Tate le 9 août 1969. L'épouse du réalisateur Roman Polanski, enceinte de son premier enfant, ainsi que quatre autres personnes, ont été tuées dans la maison californienne de l'actrice par des adeptes de la secte satanique de Charles Manson.

et/md/am

 

< >Priorité 4, mais papier important, qui situe l'agression parmi les autres qui ont déjà eu lieu ailleurs et précédemment. C'est une mise en perspective qui peut faire un bon encadré dans un quotidien.

Zone de Texte: 06/10/02-05 h 52 priorité 4 Paris-mairie-agression<br />
M. Delanoë blessé : « vive émotion » de Jean-Paul Huchon (PS)<br />
PARIS, 6 oct (AFP) — Jean-Paul Huchon, président PS du Conseil régional d’Île-de- France, a exprimé, dans la nuit de samedi à dimanche, sa « vive émotion » après avoir appris l'agression dont a été victime Bertrand Delanoë au cours de l'opération « Nuit blanche ».<br />
Dans une déclaration à l'AFP, il s'est dit « consterné qu'une si belle fête soit gâchée par une agression injustifiable contre un représentant du peuple ». Il a assuré le maire de Paris « de toute son amitié et lui souhaite un prompt rétablissement ».<br />
cgd/dlm<br />

 

06/10/02-05 h 52 priorité 4 Paris-mairie-agression

M. Delanoë blessé : « vive émotion » de Jean-Paul Huchon (PS)

PARIS, 6 oct (AFP) — Jean-Paul Huchon, président PS du Conseil régional d’Île-de- France, a exprimé, dans la nuit de samedi à dimanche, sa « vive émotion » après avoir appris l'agression dont a été victime Bertrand Delanoë au cours de l'opération « Nuit blanche ».

Dans une déclaration à l'AFP, il s'est dit « consterné qu'une si belle fête soit gâchée par une agression injustifiable contre un représentant du peuple ». Il a assuré le maire de Paris « de toute son amitié et lui souhaite un prompt rétablissement ».

cgd/dlm

 

 

< >Première réaction rapportée d'un homme public. Dans une précédente dépêche, l'AFP avait indiqué que le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, le préfet de police de Paris,

Jean-Paul Proust, et la directrice de la police judiciaire parisienne, Martine Monteil, s'étaient rendus à l'hôpital visiter la victime.

 
  Zone de Texte: 06/10/02-14 h 07 priorité 3 Paris-mairie-agression L'agresseur de Bertrand Delanoë est un informaticien<br />
PARIS, 6 oct (AFP) — L'agresseur de Bertrand Delanoë est un informaticien de 39 ans, Azedine Berkane, qui vit dans une cité de Bobigny (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris dimanche de sources policières.<br />
L'homme, qui était toujours entendu dimanche en début d'après-midi par les policiers de la Brigade criminelle, n'a toujours pas expliqué son geste.<br />
Des perquisitions ont été menées tôt dimanche matin par les policiers à son domicile, mais selon une source proche de l'enquête, elles n'ont pas permis de déterminer ses motivations,<br />
sic-mfo/cho/sh<br />

 

06/10/02-14 h 07 priorité 3 Paris-mairie-agression L'agresseur de Bertrand Delanoë est un informaticien

PARIS, 6 oct (AFP) — L'agresseur de Bertrand Delanoë est un informaticien de 39 ans, Azedine Berkane, qui vit dans une cité de Bobigny (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris dimanche de sources policières.

L'homme, qui était toujours entendu dimanche en début d'après-midi par les policiers de la Brigade criminelle, n'a toujours pas expliqué son geste.

Des perquisitions ont été menées tôt dimanche matin par les policiers à son domicile, mais selon une source proche de l'enquête, elles n'ont pas permis de déterminer ses motivations,

sic-mfo/cho/sh

 

 

< >Il a fallu attendre la 47e dépêche diffusée pour apprendre le nom de l'agresseur.

Zone de Texte: 06/10/02-14 h 39 priorité 2 Paris-mairie-agression<br />
URGENT L'agresseur a déclaré ne pas aimer les hommes politiques et les homosexuels PARIS, 6 oct (AFP) — L'agresseur de Bertrand Delanoë a affirmé « ne pas aimer les hommes politiques et particulièrement les homosexuels », aux policiers qui l'interrogent lors de sa garde à vue, a-t-on appris dimanche de source proche de l'enquête,<br />
rb/seb/sh<br />

 

06/10/02-14 h 39 priorité 2 Paris-mairie-agression

URGENT L'agresseur a déclaré ne pas aimer les hommes politiques et les homosexuels PARIS, 6 oct (AFP) — L'agresseur de Bertrand Delanoë a affirmé « ne pas aimer les hommes politiques et particulièrement les homosexuels », aux policiers qui l'interrogent lors de sa garde à vue, a-t-on appris dimanche de source proche de l'enquête,

rb/seb/sh

 

 

< >Enfin, le mobile de l'agression est donné dans la 52e dépêche, de priorité 2.

Zone de Texte: Différents types de dépêches<br />
-	Azedine Berkane, l'agresseur de Delanoë, jugé « très renfermé » par ses voisins (REPORTAGE), par Philomène BOUILLON<br />
-	Sécurité : dans les manifestations, le risque zéro utopique (PAPIER D'ANGLE), par Catherine HOURS<br />
-	La gestion de la Mairie pendant l'hospitalisation de M. Delanoë (ENCADRÉ)<br />
-	Les élus de plus en plus cibles d'attentats (PAPIER D'ANGLE), par Sébastien BLANC<br />
-	Les hommes politiques soulignent les risques encourus par les élus (SYNTHÈSE RÉACTIONS)<br />
-	Quelques roses rouges et la compassion des Parisiens pour Bertrand Delanoë (REPORTAGE), par Catherine HOURS et Benjamin SPORTOUCH<br />
-	Le maire de Paris poignardé (PAPIER GÉNÉRAL ACTUALISÉ) = (PHOTOS)<br />

 

Différents types de dépêches

  • Azedine Berkane, l'agresseur de Delanoë, jugé « très renfermé » par ses voisins (REPORTAGE), par Philomène BOUILLON
  • Sécurité : dans les manifestations, le risque zéro utopique (PAPIER D'ANGLE), par Catherine HOURS
  • La gestion de la Mairie pendant l'hospitalisation de M. Delanoë (ENCADRÉ)
  • Les élus de plus en plus cibles d'attentats (PAPIER D'ANGLE), par Sébastien BLANC
  • Les hommes politiques soulignent les risques encourus par les élus (SYNTHÈSE RÉACTIONS)
  • Quelques roses rouges et la compassion des Parisiens pour Bertrand Delanoë (REPORTAGE), par Catherine HOURS et Benjamin SPORTOUCH
  • Le maire de Paris poignardé (PAPIER GÉNÉRAL ACTUALISÉ) = (PHOTOS)

 

 

< >Plusieurs journalistes « couvrent » l'événement. Autour du fait brut (l'agression), ils tressent la maille des points de vue qui permettent d'enrichir la compréhension du lecteur. Ils utilisent pour ce faire différentes techniques journalistiques comme le reportage, le papier d'angle, l'encadré, la synthèse. Le dernier texte est même, pour la première fois, accompagné de photos. Tous ces « papiers » sont classés 4.

 

 

06/10/02 - 19 h 28 priorité 2 Paris-mairie-agression

URGENT L'agresseur de M..Delanoë parle d'un acte « isolé sans préméditation » PARIS, 6 oct (AFP) — L'agresseur de Bertrand Delanoë a affirmé avoir fait un acte « isolé et sans préméditation », aux policiers qui l'interrogent lors de sa garde à vue, apprend-on dimanche de source proche de l'enquête.

seb-sa/mst

Zone de Texte: 06/10/02 - 19 h 28 priorité 2 Paris-mairie-agression<br />
URGENT L'agresseur de M..Delanoë parle d'un acte « isolé sans préméditation » PARIS, 6 oct (AFP) — L'agresseur de Bertrand Delanoë a affirmé avoir fait un acte « isolé et sans préméditation », aux policiers qui l'interrogent lors de sa garde à vue, apprend-on dimanche de source proche de l'enquête.<br />
seb-sa/mst<br />

 

 

Pourquoi cette information, d'apparence banale, mérite-t-elle la priorité 2 ? En raison du contexte très présent dans les esprits suite aux attentats terroristes de Bali et du 11 septembre de l'année précédente aux États-Unis.

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie :

 

 

< >AFP, Abécédaire de l’AFP, comment l’agence informe sur le monde, Ed. Victoires – Paris – 2010.

AGNES Yves: Manuel de journalisme, écrire pour le journal, Ed. La Découverte –Paris 2002

CASTERAN Claude, Aux sources de l’info, Agence-France-Presse, Ed. Actes sud junior – Arles – 2012.

MARTIN-LAGARDETTE Jean-Luc:   Le   Guide   de   l'écriture                                                                journalistique,   Ed.            La Découverte – Paris 2005

RICHARD Jean-François, Journaliste d’agence de presse, l’information 24 heures sur 24,

Ed. PUG – Grenoble – 2013.

Guides des journalistes des agences de presse AFP